Malgré les nombreux obstacles rencontrés au cours de sa vie, Marguerite fait preuve de résilience et, ne se contentant pas seulement d’exceller en politique, elle incarne une femme de la Renaissance, intéressée à la littérature, la musique et les arts qu’elle protège à la cour de Malines. Elle possédait de lui le portrait des Epoux Arnolfini (offert par Diego de Guevara, un fonctionnaire d’origine espagnole entré au service de la maison hambourgeoise) et La Vierge à la Fontaine. La Savoie sort de l'orbite française pour entrer dans celle de la maison de Habsbourg[14]. Par son mariage avec l'infant Don Juan, elle a reçu la jouissance d'un douaire en rentes de la couronne de Castille qui lui assure un revenu de vingt mille écus par an. Sur le fond, on peut voir une partie du mur d’enceinte de la ville. Les collections de Marguerite comptent quelques œuvres parmi les plus éminentes de la peinture primitive flamande, œuvres dont elle avait hérité où qu’elle avait achetées ou reçues. Jean Lemaire de Belges, dans ses écrits, fait un tableau du couple princier, vivant une existence large et agréable où se combinent à la fois le soin des affaires publiques, plus spécialement réservé à Marguerite, et le divertissement de la chasse, du jeu, des joutes et de la bonne chère, qui occupe le plus clair du temps du duc: Mais ce bonheur est éphémère : le 10 septembre 1504, Philibert meurt à vingt-quatre ans, des suites d'un accident de chasse. Sa dépouille est portée au monastère de Brou en mai 1532 où elle se retrouve aux côtés de son défunt mari. Monjou Christian, « Marguerite d’Autriche », dans, Marguerite d'York, duchesse douairière de Bourgogne, http://siefar.org/dictionnaire/fr/Marguerite_d%27Autriche_%281480-1530%29, Notice explicative du quintuple sens de la devise de Marguerite d'Autriche, Portrait de Maguerite d'Autriche à la National Gallery, Portrait de Marguerite dans la Royale collection, Marie-Thérèse de Habsbourg-Lorraine-Teschen, Hermine Marie Amélie de Habsbourg-Lorraine, https://fr.wikipedia.org/w/index.php?title=Marguerite_d%27Autriche_(1480-1530)&oldid=177098816, Catégorie Commons avec lien local identique sur Wikidata, Article de Wikipédia avec notice d'autorité, Article contenant un appel à traduction en anglais, Article contenant un appel à traduction en allemand, Portail:Biographie/Articles liés/Politique, Portail:Biographie/Articles liés/Peinture, licence Creative Commons attribution, partage dans les mêmes conditions, comment citer les auteurs et mentionner la licence, « Un prince à la fleur de sa jeunesse, distingué par sa force et sa beauté, possédant de grands biens, ayant la paix dans l'accomplissement de ses désirs, craint par ses ennemis, honoré par ses amis, aimé et servi par tous ses sujets, et pour l'accomplissement de sa félicité, comblé de faveur par les dieux qui lui envoyent comme épouse et compagne une précieuse fleur du ciel nommée Marguerite, la plus illustre dame du monde, quelle que soit sa circonférence ; très digne fille de S. M. César-Auguste, du plus invincible roi Maximilien. En effet, ce dernier étant partagé entre l’Empire et les Pays-Bas, il ne peut pas toujours assumer son rôle de régent et offre donc à Marguerite une partie de pouvoirs afin de gérer les territoires bourguignons en son absence, au nom de son neveu, Charles, âgé de 6 ans[1]. Mariage de Marie de Bourgogne et de Maximilien d’Autriche. Marguerite de Habsbourg-Bourgogne, archiduchesse d'Autriche (née le 10 janvier 1480 à Bruxelles, morte le 1er décembre 1530 à Malines), fut successivement princesse de Bourgogne, fille de France, infante d'Espagne et duchesse de Savoie. Elle élève donc avec soin ce jeune neveu, ainsi que ses nièces, Éléonore, Marie et Isabelle, depuis la cour qu'elle établit à Malines, suivant ainsi l'exemple de Marguerite d'York. Voir par exemple Édouard-Louis Laussac fournit une interprétation différente de cette devise. La jeune Marguerite étant encore en âge de se marier puisqu'elle rentre dans les Pays-Bas à l'âge de 13 ans, son père, dans le but de lutter contre la France, se rapproche des Rois catholiques et négocie deux mariages : celui de son fils Philippe avec Jeanne de Castille, (plus tard dite "Jeanne la Folle"), et celui de Marguerite avec l'infant Jean d'Aragon, héritier des royaumes de Castille et d'Aragon. L'ouverture la plus concrète est faite auprès de la cour d'Angleterre. Marguerite d’Autriche était la fille de Marie de Bourgogne et de Maximilian. Maximilien, jeune prince ambitieux et plein de zèle, conduisit la campagne contre Louis XI avec toute l’énergie qui le caractérisait. Toutefois, le 19 décembre 1490, Anne de Bretagne épouse Maximilien d'Autriche par procuration, ce qui provoque le courroux du roi. Cliquez sur une vignette pour l’agrandir. La politique qui mena Philippe, au contraire de celle de son père, était tournée vers l’Angleterre et la France. Elle n'a alors que 20 ans. Véritable « proie » matrimoniale, elle fut de fait mariée à trois reprises en parvenant à tirer profit de ces divers statuts d’épouse et de veuve. Ces circonstances lui permirent de se faire construire à Malines une magnifique résidence, d’où elle administra ses États de 1506 jusqu’à sa mort en 1530. Promise au Dauphin de France, le Futur Charles VIII, elle fut élevée, dès l’âge de deux ans, à Amboise et au Plessis-lès-Tours où résidait la cour de France. Répudiée, elle reste encore deux années en France, les discussions concernant sa restitution n’aboutissant pas. Suite à la mort prématurée en Espagne de celui-ci (il n’avait que 28ans), c’est son beau-père le roi Ferdinand qui reprit le pouvoir, Jeanne étant déclarée non apte. Par ce coup habile, le futur empereur ajoutait à ses propres possessions des territoires d’un grand poids politique et économique. Par ce vif intérêt pour la Renaissance, Marguerite apporte du changement à la cour de Bourgogne. Le 3 avril 1497, Marguerite d’Autriche épouse Jean d’Aragon dans la cathédrale de Burgos. Issue de la dynastie de Trastamare, Jeanne était le troisième enfant des Rois Catholiques, Ferdinand II d’Aragon (1452-1516) et Isabelle Ire de Castille (1451-1504). Elle a exercé les fonctions de gouverneur des Pays-Bas après le décès de sa mère et avant que son neveu (le futur Charles Quint, empereur du Saint-Empire romain germanique) soit en âge de régner. Le manuscrit porte le titre « Défense des droits de Louis XI sur la Bourgogne et les comtés de Maçon et d’Auxerre ». Souverain de Saint Empire romain germanique, Maximilien est représenté auprès de sa famille : sa première épouse Marie de Bourgogne, leur fils Philippe et ses deux enfants Charles (futur Charles-Quint) et Ferdinand, ainsi que le fils adoptif de l’empereur, Louis, héritier du royaume d’Autriche-Hongrie. — Traité de Senlis. Les malheurs de Marguerite ne sont pas reprochés à Dieu mais bien à Fortune, au destin. Dans ce portrait de Jean Hey (le Maître de Moulins), qui faisait sans doute partie d’un diptyque de dévotion, la princesse apparaît dans une pièce située dans une tour et s’ouvrant sur un vaste paysage vallonné. Philibert finira par épouser Marguerite, la fille de Marie et de Maximilien ! — Louis XI. Elle se retrouve également sculptée autour de son tombeau dans le monastère de Brou, qu’elle a érigé en mémoire de Philibert de Savoie[19]. Toutes deux comme représentantes respectives de Charles Quint et de François Ier de France. En outre, sa biographie et son portrait prennent autant de place que ses proches masculins. Suite à la politique matrimoniale de son père Maximilien, Philippe épousa en 1496 Jeanne d’Aragon et de Castille fille des rois Catholiques, mère du futur empereur Charles Quint. Son château de Malines (Hof van Savoye, actuel palais de justice) témoigne d'une esthétique mêlant subtilement les éléments traditionnels du gothique brabançon et de la Première Renaissance. Isabelle de Castille et Ferdinand d'Aragon sont dévastés par la mort de leur fils mais, Marguerite étant enceinte, ils espèrent qu’un nouvel héritier le remplace[12]. – en Espagne pour y faire le portrait de Jeanne la Folle et de Jean d’Aragon, qui célébrèrent en 1496 un double mariage historique avec Philippe de Bourgogne et Marguerite d’Autriche. Ainsi, l'intrigant Louis XI, roi de France, fait main basse sur l'Artois, la Franche-Comté, le Mâconnais et l'Auxerrois, et pour légitimer son coup de force, lance des négociations avec le jeune Maximilien afin d'allier les deux maisons ennemies au travers de fiançailles entre le Dauphin Charles et Marguerite, descendante des ducs de Bourgogne. Le Traité de Senlis est signé le 23 mai 1493 et Marguerite est restituée à son père avec une grande partie de sa dot. Afin d’affirmer sa place au sein de la dynastie austro-bourguignonne, elle n’hésite donc pas à rappeler ses origines dans l’entièreté du monastère. Née le 14 janvier 1480 à Bruxelles, Marguerite est fille de Maximilien d’Autriche et de Marie de Bourgogne. Marie, fille unique et héritière de Charles le Téméraire n’a que 20 ans lors de la tragique mort de son père devant Nancy. Leurs prières ne sont malheureusement pas entendues car elle accouche d’un enfant mort-né. Leurs enfants sont : Charles Bonaventure de Longueval (9 janvier 1571-10 juillet 1621), Comte de Buquoy, Doublement converti, religieusement et politiquement, le roi maure est l’exemple à suivre : il est le plus splendide des adorateurs et le seul des personnages montré de face. Comme le veut la coutume, le 24 avril 1483, à l'âge de 3 ans, la petite Marguerite part de Bruxelles escortée par la délégation bourguignonne. Vers la fin de sa vie, Marguerite décide de construire de nouveaux appartements à Brou, qui sont bien plus grands que ceux qu’elle occupe à Malines. Petite-fille du duc de Bourgogne Charles le Téméraire, elle est le second enfant (après Philippe, futur roi de Castille) de l'empereur Maximilien Ier et de Marie de Bourgogne. En effet, elle est fortunée d’être née dans une famille aussi prestigieuse mais elle est infortunée dans ses mariages[24]. Au sein de sa collection artistique, elle rassemble pas moins de cent septante-six peintures, cent trente tapisseries, sept images brodées, cinquante-deux sculptures et quarante-six objets contenant de l’or, de l’émail et/ou des pierres précieuses[21]. Voulant réaliser le vœu de sa belle-mère, Marguerite de Bourbon, qui avait également voulu ériger un monument pour son époux, elle utilise les moyens importants dont elle dispose afin de construire le monastère. Lorsqu'elle débarque, c'est l'éblouissement : l'infant tombe sous le charme de sa jeune épouse, très belle dit-on. En effet, Philibert se montrant désintéressé par la politique de son duché, Marguerite d’Autriche peut s’occuper seule des affaires politiques savoyardes[13]. Le traité de paix, accompagné d'une alliance maritale, est signé le 28 avril 1482 (traité d'Arras). La chaîne de TV Chérie 25 diffusera une superproduction, la série austro-allemande “Marie de Bourgogne” les samedis 6 et 13 juin. Il laisse à la Flandre les châtellenies gallicantes 3. Cette devise a été interprétée différemment[23] en fonction de la manière dont elle est analysée. Ainsi, Marguerite est connue comme une des principales instigatrices de la paix des Dames ou paix de Cambrai, signée le 5 août 1529 avec Louise de Savoie. Témoignant de son importance aux yeux de Marguerite d’Autriche, sa devise se retrouve sur tous les manuscrits qu’elle commande pour sa bibliothèque. Le 25 septembre 1506, la mort de son frère la rappelle aux Pays-Bas, afin de remplacer Jeanne de Castille, qui refuse de se séparer de son défunt mari pour s’occuper de ses enfants. Ce n'est pas à propos d'un inventaire d'objets d'art et de meubles qu'il convient d'écrire l'histoire de Marguerite … Philippe le Beau et Jeanne d’Aragon et Castille, détails, 1505, Maître de la Légende de Saint Joseph (Bruxelles, Musées Royaux). Elle soutient Charles envers et contre tout. Elle est représentée avec le chapeau des archiducs pour mettre l’accent sur son appartenance à la maison de Habsbourg[18]. Elle semble présenter et construire son personnage politique autour de cette notion. — Alliances matrimoniales entre les maisons d'Espagne et d'Autriche. Il devait renforcer puissamment la position des Habsbourg dans l'Empire et en Europe, plus d'ailleurs par des alliances matrimoniales que par des conquêtes, de sorte que déjà l'on pouvait dire : Tu, felix Austria, nube . Cette nouvelle construction nous en dit long sur son intention d’y passer ses derniers moments, désirant se retirer de la vie politique. Par le traité de fiançailles avec le Dauphin, elle a été mise en possession des comtés d'Artois, d'Auxerre, de Bourgogne, de Charolais, de Mâcon, et de plusieurs seigneuries en Bourgogne dont la très profitable seigneurie de Salins, formant sa dot. Marguerite est alors sûre d'être reine, et pour la conforter, Charles l'avait fait peindre par Jean Bourdichon, peintre officiel de la cour[6]. Philibert II de Savoie épouse en 1501 Marguerite d'Autriche, fille de Maximilien Ier de Habsbourg et de Marie de Bourgogne. Quand il séjournait aux Pays-Bas, il ne restait jamais longtemps au même endroit. Le choix se porte rapidement sur Philibert II, dit Philibert le Beau, duc de Savoie qui a tout juste 20 ans, dont le territoire se trouve à la frontière entre la France et l’Italie. La dernière modification de cette page a été faite le 29 novembre 2020 à 18:05. Louis XI, en position de force, légalise son occupation en imposant le mariage de l’archiduchesse Marguerite, fille de Maximilien et de Marie de Bourgogne avec son propre fils, le dauphin Charles. L’empereur Maximilien Ier devait envoyer le peintre Juan de Flandes – peut-être l’ex-apprenti de Memling Annékin Verhanneman ? Elle est rejointe à Hesdin par Anne de France, fille de Louis XI et régente du Royaume, et par son mari, Pierre de Bourbon pour ensuite, être conduite à Amboise le 22 juin, où les fiançailles avec Charles VIII sont célébrés[4]. Elle semble parfaitement consciente du pouvoir que les images peuvent avoir sur les esprits et elle n’hésite pas à se représenter à l’égal des nombreux hommes de son entourage. Marie de Bourgogne, 1490, Michel Pacher (Collection Heinz Kisters, Freuzlingen Checoslovaquie). Devenue veuve de Charles le Téméraire en 1477, elle s'instaure protectrice de sa belle-fille et lui fait épouser le futur empereur Maximilien I er du Saint-Empire de la dynastie des Habsbourg. Le promis est beau et fort, et Marguerite d'Autriche tombe sous le charme. Marguerite d’Autriche et l’héritage bourguignon, Michel-Ange à Rome : fresques de la Sixtine. Dispute entre le roi Louis XI et la duchesse Marie de Bourgogne, Paris 1480 (Tours, Bibliothèque Municipale). Église du monastère royal de Brou. Marie de Bourgogne est une série TV de Martin Ambrosch avec Christa Théret (Marie de Bourgogne), Jannis Niewöhner (Maximilian). Après la mort du Téméraire, Louis XI avait durement châtié les villes et les hommes qui avaient soutenu le duc. Elle a désormais une grande influence sur son mari et, sans doute mortifiée par la rupture des fiançailles françaises et par fidélité dynastique, elle oriente la politique du duché dans le sens des intérêts de son père, l'empereur Maximilien et de son frère Philippe. La répudiation a lieu à l'automne 1491, le 25 novembre à Baugé lors d'une rencontre avec Charles (il prend « congé » d'elle), mais officiellement en décembre, bien qu'on puisse considérer début 1491 quand elle n'est plus traitée en tant que future reine. En 1515, pressé par une inextricable affaire de complot en Aragon impliquant ses deux grands-pères, Maximilien et Ferdinand, les chevaliers de la Toison d'or, au premier desquels Don Juan Manuel de Belmonte et son précepteur, le seigneur de Chièvres, Charles demande son émancipation et décharge sa tante de toute responsabilité.